YEUMBEUL-NORD CONTRE LA SPOLIATION DE LEUR TERRAIN DE SPORT Les jeunes prêts à y laisser leur vie

Le foncier revient encore au cœur des débats en banlieue. Et cette fois-ci, c’est à Yeumbeul-Nord où les jeunes de la localité sont montés au créneau, dimanche dernier, pour exprimer leur opposition catégorique à toute expropriation de leur terrain de sport.

Ils se disent prêts à y laisser leur vie pour sauver leur terrain de sport. Eux, ce sont les jeunes de Yeumbeul-Nord. Ces derniers, surpris par des lotissements suspects sur leur terrain d’entraînement, ont organisé, dimanche dernier, une manifestation inopinée sur les lieux pour menacer de faire une résistance violente en cas d’entêtement des promoteurs mais aussi pour sommer l’autorité municipale de Pikine de rompre le silence. «Nous sommes contre ce projet et nous le disons à toutes les autorités. Nous fixons un ultimatum de 48 heures aux promoteurs pour qu’ils enlèvent ce tableau de chantier. Sinon, nous utiliserons d’autres moyens. Quitte à y laisser nos vies», menace Louis Gomis le porte-parole des jeunes de la localité.

Ces jeunes de Yeumbeul Nord ont aussi invité le maire de la ville de Pikine Pape Sagna Mbaye, à rompre le silence sur ce lotissement qu’ils jugent «suspect et dangereux». «Nous sommes contre ce projet car on veut nous priver de notre espace de jeu où les élèves du Lycée de Yeumbeul font leurs cours d’éducation physique et sportive et où deux Asc s’entraînent. Ce qui est inadmissible. C’est pourquoi, nous interpellons le maire de la ville de Pikine pour lui dire, si c’est lui qui l’a commandité, de faire marche arrière. Sinon, il aura en face de lui la population de Yeumbeul», menace le porte-parole des jeunes.

Déterminés à barrer la route aux spoliateurs de leur terrain, Gomis et ses camarades ajoutent : «Nous disons à tout le monde que nous sommes contre ce projet. Ces gens veulent nous priver de notre terrain, de notre espace de jeu. Nous disons non. Ils disent qu’ils veulent construire sur ces sites un poste de santé et une sous-préfecture alors qu’il y avait des sites prévus pour ça. Ils ont vendu les sites destinés à ces infrastructures-là et veulent, maintenant, récupérer nos terrains. Nous disons encore une fois non.»

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